Ardine Spitters

Ardine est née en Hollande en 1953. En 1973 elle y crée son propre atelier avec son mari Norbert Nuwenhoud. Ils s'installent en France, 25 ans plus tard, où ils ouvrent aussi un atelier. Elle a gagné plusieurs prix en Hollande et en Belgique et depuis 1994, elle a beaucoup exposé en Nouvelle Zélande, en France, en Belgique, au Royaume-Uni et en Hollande.
Elle a plusieurs pièces dans deux musées: le Staatliches Museum für Angewandte Kunst en Allemagne et le Museo Nacional de Cerámica González Marti à Valencia.

Elle travaillait avec des émaux aux «cendres», mais il y a quinze ans environ, elle découvre la technique de « l'enfumage » qui la fascine. Alors elle commence à expérimenter et à développer sa propre technique. Elle tourne toutes ses pièces en grès ou en porcelaine en y ajoutant une grande quantité de quartz et de chamotte. Elle les cuit une première fois à 1050º et puis elle les traite avec des couches de sulfates métalliques pour donner des effets intéressants à la finition.

Après elle les met à cuire dans un «pit-fire» (feu de trou) entre des couches de sciures de différents bois pendant 24 heures. La cuisson se fait de haut en bas, très lentement, et il est très important de bien contrôler le courant d’air pour que la cuisson soit uniforme. Parfois les pots sont cuits plusieurs fois pour une finition plus riche.

     

Ardine a adopté « l'enfumage » parce qu’elle aime le touché de la céramique nue sans émail. Elle donne à ses œuvres des formes simples mais fortes pour souligner la richesse des couleurs produites par la fumée. Celles-ci vont des rouges vifs et vibrants jusqu’aux oranges, roses et gris pales. Elles ont une profondeur qui rappelle des paysages terreux et brumeux ou des ciels nuageux.

           

 

Les prix vont de 200 € à 1200 €.